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L’Observatoire du football du CIES a le plaisir d’annoncer la parution de la huitième édition de son Annual Review. Cette publication de référence présente une analyse comparative des clubs et des joueurs dans les cinq grands championnats européens sur les plans démographique, économique et des performances sur le terrain. Un extrait de l’étude est disponible en libre téléchargement ici.

L’Annual Review révèle notamment que Lionel Messi battrait largement le record de 94 millions d’euros pour la plus grande somme de transfert jamais payée. Estimée sur la base d’un modèle économétrique inédit, sa valeur se situe entre 217 et 252 millions d’euros. Avec une valeur estimée entre 102 et 118 millions, Cristiano Ronaldo battrait probablement aussi son propre record.

A l’échelle des clubs, notre analyse montre que Barcelone réunit les joueurs avec la plus forte valeur économique : 658 millions d’euros. Il s’agit d’une valeur trois fois plus élevée que la somme dépensée pour recruter les joueurs utilisés lors de la saison 2012/13. Ceci montre la grande capacité du club catalan à former, lancer et valoriser les joueurs locaux.

Lionel Messi n’est pas seulement le joueur le plus cher du big-5, mais il a aussi été le footballeur le plus décisif lors de la saison 2012/13. Ce classement est basé sur les performances dans cinq domaines de jeu : finition, mise en danger, percussion, distribution et récupération. La vedette argentine devance Franck Ribéry et Cristiano Ronaldo.

Mario Götze a été le joueur le plus décisif parmi les jeunes. Le transfuge du Bayern Munich est suivi par deux talentueux joueurs belges appartenant à Chelsea : Kevin de Bruyne et Romelu Lukaku. Tous les deux ont prouvé avoir le niveau pour jouer dans l’équipe londonienne.

L’analyse de performance à l’échelle des clubs montre que la saison fantastique du Bayern est liée à l’équilibre parfait entre attaque, distribution et défense. Le gagnant de la Ligue des champions arrive en tête des classements de la Bundesliga pour les trois indicateurs collectifs couverts par notre analyse : solidité défensive, emprise sur le jeu et incisivité offensive. Aucun autre champion n’a été en mesure de le faire.

L’étude analyse également l’évolution de l’équilibre compétitif au sein des ligues depuis 2003/04. A l’exception de l’Italie, les écarts de points entre équipes sont en augmentation. Cette évolution a été particulièrement forte en Espagne et en Allemagne. Lors de la dernière décennie, les trois meilleures équipes ont obtenu plus de 60% des places sur le podium dans tous les pays, jusqu’à 80% en Espagne et en Angleterre (24 sur 30).

En 2012/13, les sommes de transfert dépensées par les clubs pour recruter les joueurs utilisés sur l’arc de la saison sont fortement corrélées aux résultats des équipes dans tous les championnats. Tous les champions faisaient partie des trois équipes ayant le plus dépensé sur le marché des transferts dans leur ligue respective. Ce résultat confirme la forte influence de l’argent sur le succès.

Sans de nouveau mécanismes régulateurs pour améliorer la redistribution des revenus, l’équilibre compétitif dans le football risque d’être davantage compromis par la transformation des équipes les plus performantes en marques globales, leur participation régulière dans la toujours plus lucrative Ligue des champions et les investissements consentis par des riches mécènes.

La publication est en vente sous format électronique sur le shop en ligne du CIES. Journalistes, étudiants et chercheurs peuvent obtenir un rabais en écrivant à football.observatory@cies.ch. Merci d’écrire à la même adresse pour plus de renseignements.

Avec la fin des cinq grands championnats européens, il est temps de revenir sur les prédictions publiées par l’Observatoire du football en début de saison. A l’instar des deux saisons précédentes, le modèle démographique utilisé nous a permis de prédire une majorité d’équipes ayant terminé sur le podium : 11 sur 15 en 2010/11, 10 en 2011/12 et 12 en 2012/13.

De plus, nous avions indiqué comme principaux outsiders pour le podium deux autres équipes qui ont atteint cet objectif : Chelsea et Lyon. L’équipe restante ayant terminé sur le podium, Bayer Leverkusen, avait été placée par notre modèle à la 5ème place. Parmi les clubs dont nous avions prédit une place parmi les trois premiers, le moins bon résultat a été obtenu par Lille (6ème). Arsenal et Schalke 04 ont raté de peu cet objectif (4èmes).

D’une manière plus générale, l’objectif annoncé en début de saison était de d’avoir un écart moyen entre rang estimé et obtenu « inférieur à quatre dans toutes les ligues ». L’objectif a été atteint avec les écarts moyens de rang suivants : Italie 2.4, Angleterre 2.9, Allemagne 2.9, France 3.1 et Espagne 3.9.

Les plus grands écarts positifs par ligue ont concerné les clubs suivants : Nice (+11), Fribourg (+11), Rayo Vallecano et Betis Sevilla (+10), Norwich (+8) et Cagliari (+7). La quatrième place de Nice peut être considérée comme un véritable exploit compte-tenu des nombreux transferts effectués en début de saison et de la jeunesse de l’effectif. Le travail effectué par Claude Puel mérite donc d’être apprécié à sa juste valeur.

A l’opposé, les plus grands écarts négatifs par championnat ont été observés pour Majorque en Espagne (-10), Sunderland en Angleterre (-9), Brest en France (-8), Stuttgart en Allemagne (-8) et Sampdoria en Italie (-6). Deux de ces équipes ont fini par perdre leur place au premier niveau national.

Enfin, concernant les champions, il n’était de toute façon pas possible de faire pire que la saison passée (0 sur 5). Au final, nous en avons prédits 4 sur 5 (tous à l’exception de Manchester United), soit un de plus que l’ancien record de la saison 2010/11. Le score sur trois ans reste néanmoins inférieur à 50% (7 sur 15).

Nous avons également le plaisir d’annoncer que la huitième édition de l’Annual Review sera publiée en version électronique le 13 juin prochain. Elle comportera pour la première fois l’estimation de la valeur économique des joueurs des cinq grands championnats européens sur la base d’un modèle économétrique exclusif mis au point par les chercheurs de l’Observatoire.

A l’instar de la saison précédente, Lionel Messi termine en tête du classement de l’Observatoire du football du joueur le plus performant dans les cinq grands championnats européens en 2012/13. Cependant, le deuxième classé, Franck Ribéry, a atteint des niveaux de performance presque similaires. Ceci devrait faire de lui un sérieux outsider pour le Ballon d’Or FIFA 2013.

Basés sur les données fournies par notre partenaire OptaPro, nos classements prennent en compte la productivité des joueurs sur le terrain dans cinq domaines de jeu : finition, mise en danger, percussion, distribution et récupération (voir explications ci-dessous). En pondérant chaque indicateur par la force de sa corrélation avec les résultats obtenus par les clubs, nous obtenons un index général mettant en lumière les joueurs les plus décisifs.

Les classements des dix joueurs les plus performants à l’échelle des cinq grands championnats européens sont présentés dans la dernière édition de la saison de la Lettre du Big-5, disponible en libre téléchargement ici.

Les joueurs de Barcelone terminent en tête de trois des cinq classements spécifiques : Messi pour la finition, Iniesta pour la mise en danger et Xavi pour la distribution. Ce résultat montre que les récents succès du club catalan ne sont pas seulement dus au talent des joueurs à disposition. Ils reflètent aussi l’union harmonieuse de compétences complémentaires et une division de travail optimale au sein de l’équipe. Au niveau des deux indicateurs restants, Ribéry arrive en tête sur le plan de la percussion et Chiellini est premier dans la récupération.

Note méthodologique

L’indicateur de finition mesure l’efficacité des joueurs au niveau des tirs et des buts, en excluant les penalties. La mise en danger renvoie à l’habilité des joueurs à mettre les co-équipiers en position de tir, avec un accent particulier pour les passes décisives. La percussion met en exergue les joueurs les plus efficaces en termes de dribbles, centres et corners gagnés. La distribution renvoie à la capacité des joueurs à faire des passes, surtout en milieu adverse. Enfin, la récupération identifie les joueurs dont les tacles et interceptions permettent de minimiser les possibilités concédées aux adversaires de marquer et tirer au but, surtout de près.

Le site footballperspectives.org a publié aujourd’hui un article signé par trois chercheurs de l’Observatoire du football du CIES : Raffaele Poli, Roger Besson and Loïc Ravenel. Il est disponible en libre téléchargement à cette adresse.

footballperspectives.org est un site qui réunit des contributions en anglais d’experts académiques et de personnes directement impliqués dans le milieu du football.

Basé sur des données collectées pour la dernière Etude démographique, l’article montre l’impact des inégalités économiques sur la composition des effectifs des clubs de première division européens.

Par exemple, les auteurs montrent que le pourcentage de joueurs internationaux décline fortement en fonction du niveau économique des ligues. On passe ainsi de 42% dans la Premier League anglaise à 1% dans le championnat de première division slovène.

A l’échelle des clubs, pendant le premier semestre de la saison en cours, Manchester City a utilisé le chiffre record de 24 joueurs internationaux. Manchester City est aussi e club avec le plus grand nombre de joueurs ayant disputé des matchs en sélection nationale A en 2012 (19).

Ces données soulèvent la question de la concentration de joueurs et de l’équilibre compétitif dans le football européen. Ces problématiques vont être plus amplement traitées dans l’édition 2013 de l’Annual Review de l’Observatoire du football. Elle paraîtra en juin juste après la fin des cinq grands championnats.

L’Etude démographique complète et les autres publications de l’Observatoire du football sont en vente ici.

La toute nouvelle Etude démographique de l’Observatoire du football du CIES montre que le pourcentage de joueurs importés d’étranger à l’échelle européenne n’a jamais été aussi élevé que lors de la saison en cours. Dans les 31 ligues de premier niveau de compétition analysées, 36,1% des joueurs ont grandi dans une association nationale différente que celle de leur club d’emploi.

Les footballeurs expatriés représentent plus d’un quart des joueurs à tous les postes, avec une valeur record de 44,3% parmi les attaquants. Leur pourcentage est supérieur à 50% dans six championnats sur 31 : Chypre, Angleterre, Portugal, Belgique, Italie et Turquie. Le niveau observé en première division chypriote est le plus haut jamais enregistré (74,2%).

Le Brésil reste de loin le principal pays exportateur. Cependant, le nombre de Brésiliens a légèrement diminué lors de la dernière année : de 524 à 515. Par contre, les expatriés du deuxième plus grand pays exportateur, la France, ont fortement augmenté : de 245 à 269. Cependant, les plus fortes hausses ont concerné les joueurs espagnols (+34 à 148) et portugais (+41 à 171).

Depuis la saison passée, la plus forte croissance dans le taux d’expatriés a été mesurée en Bulgarie (+6,9%) et en Ukraine (+6,2%). Par contre, la plus forte diminution a été enregistrée en Grèce, où le taux d’expatriés a baissé de 14,9% avec la crise économique. Les joueurs importés d’étranger représentent moins d’un cinquième des effectifs seulement dans trois championnats sur 31 (Slovénie, Serbie et Croatie).

L’augmentation de la présence relative de joueurs expatriés va de pair avec la diminution de celle des joueurs formés dans le club. Leur pourcentage n’a jamais été aussi faible que lors de la saison en cours : 21.1%. Depuis 2009, la proportion de footballeurs formés sur place a diminué dans toutes les parties du continent, sauf en Europe centrale. Le pourcentage de ces joueurs est inférieur à 10% au Portugal, en Turquie et en Italie.

L’Etude de l’Observatoire du football du CIES présente aussi des valeurs record par club. Barcelone réunit les joueurs les plus petits : 177.74 cm en moyenne. De plus, l’équipe catalane est composée des footballeurs qui ont fait depuis le plus longtemps partie de l’effectif de la première équipe : 5 ans en moyenne. Deux autres possibles gagnants de la Ligue des champions sont parmi les clubs les plus stables : Shakhtar Donetsk (4,4 ans, 3ème place) et Manchester United FC (4,3 années, 7ème).

Pour télécharger un extrait de l’Etude, cliquez ici

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